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	<title>Vecam</title>
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	<description>R&#233;flexion et action pour l'internet citoyen</description>
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		<title>Le m&#233;dicament comme bien commun, une r&#233;flexion en d&#233;veloppement </title>
		<link>http://vecam.org/article929.html</link>
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		<dc:date>2005-05-18T21:14:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Florent Latrive</dc:creator>


		<dc:subject>Sant&#233;</dc:subject>

		<description>Florent Latrive est journaliste au service &#201;conomie du quotidien Lib&#233;ration, co&#233;diteur avec Olivier Blondeau du livre Libres enfants du savoir num&#233;rique, et auteur du livre &quot;Du bon usage de la piraterie aux &#233;ditions Exils&quot;. http://www.freescape.eu.org/piraterie/ La fusion r&#233;cente des laboratoires SanofiSynth&#233;labo et Aventis a d&#233;fray&#233; la chronique fran&#231;aise. On a m&#234;me vu un gouvernement pourtant lib&#233;ral intriguer en coulisses et, au risque de provoquer les hurlements des &#171; march&#233;s &#187;, aider &#224; la (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Florent Latrive est journaliste au service &#201;conomie du quotidien Lib&#233;ration, co&#233;diteur avec Olivier Blondeau du livre Libres enfants du savoir num&#233;rique, et auteur du livre &quot;Du bon usage de la piraterie aux &#233;ditions Exils&quot;. &lt;a href=&quot;http://www.freescape.eu.org/piraterie/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.freescape.eu.org/piraterie/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La fusion r&#233;cente des laboratoires SanofiSynth&#233;labo et Aventis a d&#233;fray&#233; la chronique fran&#231;aise. On a m&#234;me vu un gouvernement pourtant lib&#233;ral intriguer en coulisses et, au risque de provoquer les hurlements des &#171; march&#233;s &#187;, aider &#224; la constitution de ce nouveau g&#233;ant de la pharmacie mondiale, le n&#186;3 du secteur derri&#232;re l'am&#233;ricain Pfizer et le britannique GlaxoSmithKline. Des ministres aux dirigeants du nouveau groupe, la satisfaction cocardi&#232;re &#233;tait de mise : r&#233;jouissezvous, Fran&#231;ais, car non seulement l'entreprise est d'importance, avec ses 120 000 salari&#233;s, mais elle s'appr&#234;te &#224; d&#233;montrer sa puissance avec la mise sur le march&#233; dans les mois &#224; venir d'une de ces &#171; mol&#233;cules porteuses d'espoir &#187; que le patron de la firme, JeanFran&#231;ois Dehecq, affirme vouloir apporter &#224; des &#171; millions de patients &#187; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Voir le site de Sanofi, www.sanofi.com' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]. Un vaccin contre le sida ? Un traitement contre la maladie du sommeil ? Non, un m&#233;dicament destin&#233; &#224; lutter contre l'ob&#233;sit&#233;, baptis&#233; Rimonabant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'est pas question d'&#233;reinter par principe l'entreprise pour s'essayer &#224; la mise au point d'un traitement qui pourrait aider des millions de gens. Mais le Rimonabant est bien le symbole d'une industrie pharmaceutique dont les efforts de recherche et d&#233;veloppement sont quasi int&#233;gralement d&#233;volus aux pathologies des pays du Nord. La liste est longue de ces mol&#233;cules vedettes, aux chiffres d'affaires en milliards d'euros, et dont les ventes sont scrut&#233;es &#224; la loupe par les analystes financiers : du Viagra contre l'impuissance aux statines contre le cholest&#233;rol, les labos du monde entier visent tous la m&#234;me martingale, ces m&#233;dicaments destin&#233;s &#224; des maladies courantes (plus de patients), chroniques (le patient consomme plus longtemps ses pilules) et propres aux citoyens des pays d&#233;velopp&#233;s (plus riches).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, des maladies responsables de millions de morts dans le monde, et surtout dans les pays du Sud, comme par exemple le KalaAzar [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Infection parasitaire responsable de millions de morts en Inde et en (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]. Les rares traitements disponibles comportent de lourds effets secondaires ou sont vendus &#224; des sommes astronomiques. Voir la page consacr&#233;e au Kala Azar sur &lt;a href=&quot;http://www.dndi.org/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.dndi.org&lt;/a&gt;, demeurent totalement ignor&#233;es, et attendent toujours la mise au point d'un traitement efficace et accessible. Et les m&#233;dicaments efficaces et indispensables vendus par ces m&#234;mes laboratoires ne parviennent pas &#224; tous ceux qui en ont besoin. Les trith&#233;rapies, qui ont permis aux malades du sida du Nord de voir leur condamnation &#224; mort commu&#233;e en perp&#233;tuit&#233;, ne sont toujours achemin&#233;s aux malades du Sud qu'en nombre tr&#232;s r&#233;duit, notamment pour des raisons de prix : en Afrique, plusieurs millions de malades attendent toujours un traitement et au Botswana, pr&#232;s d'un tiers de la population est contamin&#233;e. &#171; &lt;i&gt;Cette r&#233;tention des traitements appara&#238;tra aux historiens futurs aussi moyen&#226;geux que la saign&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clarait ainsi l'expr&#233;sident am&#233;ricain Bill Clinton [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='William Clinton, &#171; AIDS is not a Death Sentence &#187;, The New York Times, 1er (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Esbroufe marketing d'un c&#244;t&#233;, prix trop &#233;lev&#233;s pour les pays pauvres de l'autre : le m&#233;dicament, l'une des clefs de l'acc&#232;s aux soins, est ainsi devenu une marchandise, un produit soumis aux al&#233;as et aux injustices d'un march&#233; du soin, o&#249; les patients sont autant de clients. Nul hasard ici, mais la simple r&#233;sultante d'un m&#233;canisme, celui des brevets qui garantissent &#224; l'industrie pharmaceutique la propri&#233;t&#233; intellectuelle sur les traitements qu'elle commercialise. Cette &#171; propri&#233;t&#233; &#187; conf&#233;r&#233;e aux labos est devenue la norme dominante et a transform&#233; le m&#233;dicament en marchandise. Si en 1954, l'inventeur du vaccin contre la polyom&#233;lite, Jonas Salk, refusait de breveter son invention car &#171; on ne brev&#232;te pas le soleil &#187;, en 1998, trenteneuf parmi les plus grands labos du monde portaient plainte contre le gouvernement sudafricain, accus&#233; de vouloir &#233;dicter une loi autorisant de passer outre leurs pr&#233;cieux brevets.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le brevet assure un monopole sur l'invention prot&#233;g&#233;e : son titulaire peut en fixer le prix, et d&#233;cider &#224; quelles conditions celleci est produite. Dans le cas des m&#233;dicaments, c'est la mol&#233;cule qui est prot&#233;g&#233;e : impossible pour quiconque de la copier sans l'autorisation du labo d&#233;tenteur du brevet. Les &#171; Big Pharma &#187; affirment que ce m&#233;canisme leur est indispensable, car le co&#251;t du d&#233;veloppement se situe en amont de la production, au moment de la mise au point, de la recherche des effets, des longues &#233;tudes cliniques pour comparer l'efficacit&#233; du nouveau traitement avec celle de plac&#233;bos. Souvent peu chers &#224; fabriquer, mais on&#233;reux &#224; concevoir avant m&#234;me la mise en production de la premi&#232;re bo&#238;te, les m&#233;dicaments sont limit&#233;s dans leur reproduction par l'artifice de la propri&#233;t&#233; intellectuelle. Sans ce verrou juridique, toute entreprise pourrait proposer ses propres versions des traitements, &#224; prix plancher, comme le prouvent les co&#251;ts r&#233;duits des &#171; g&#233;n&#233;riques &#187;, ces mol&#233;cules identiques aux originales qui apparaissent apr&#232;s l'expiration du brevet, vingt ans apr&#232;s son obtention par le titulaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est bien cette d&#233;pendance au brevet et au march&#233; qui oriente les investissements des laboratoires. &#192; cette aune, les fl&#233;aux touchant les pays les plus pauvres, jug&#233;s peu lucratifs, n'apparaissent pas sur leur radar. Entre 1975 et 1999, sur 1400 nouveaux m&#233;dicaments commercialis&#233;s, 13 seulement concernaient les maladies tropicales infectieuses [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='JeanPaul Moatti, &#171; M&#233;dicaments et pays en d&#233;veloppement : en finir avec (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]. De m&#234;me, l'industrie pharmaceutique pr&#233;f&#232;re concentrer ses efforts sur les mol&#233;cules les plus prometteuses financi&#232;rement, quitte &#224; d&#233;laisser les traitements les plus innovants. Quand les pilules destin&#233;es &#224; faire baisser le taux de cholest&#233;rol repr&#233;sentent un march&#233; de plusieurs milliards de dollars au niveau mondial, mieux vaut sortir sa propre version que de prendre le risque d'investir sur des mol&#233;cules r&#233;pondant &#224; des besoins non encore satisfaits. C'est le syndr&#244;me &#171; me too &#187; (&#171; moi aussi &#187;), dont le sympt&#244;me le plus flagrant est la multiplication des clones du Viagra dans les pharmacies. Entre 1982 et 1991, 53 % des m&#233;dicaments approuv&#233;s par la Food and Drug Agency (FDA) aux &#201;tats-Unis offraient &#171; peu ou pas de gain th&#233;rapeutique &#187; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Peter Landsbury, &#171; An innovative drug industry ? Well, no. &#187; The Washington (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]. Et sur les 31 blockbusters lanc&#233;s entre 1992 et 2001, 23 &#233;taient des &#171; metoo &#187; ! Pour le professeur de neurologie Peter Landsbury, la question se pose : &#171; &lt;i&gt;Avons-nous r&#233;ellement besoin de cinq versions indiff&#233;renci&#233;es du Viagra quand elles d&#233;tournent des ressources qui pourraient &#234;tre utilis&#233;es pour d&#233;velopper des m&#233;dicaments innovants soignant des maladies mortelles ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette d&#233;rive ultramarchande n'a pourtant rien d'in&#233;luctable. L'id&#233;e m&#234;me d'accorder des brevets sur les m&#233;dicaments est un ph&#233;nom&#232;ne relativement r&#233;cent : qu'il s'agisse de la crainte d'introduire un m&#233;canisme d'appropriation dans un domaine aussi sensible que la sant&#233;, ou pour des motifs &#233;conomicoprotectionnistes, l'introduction de telles r&#232;gles dans les droits nationaux ne s'est g&#233;n&#233;ralis&#233;e que ces derni&#232;res ann&#233;es. Et comme le montre la petite phrase de Jonas Salk, elle ne va pas de soi pour nombre de chercheurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il faut aussi remarquer que le m&#233;canisme de la propri&#233;t&#233; intellectuelle luim&#234;me n'&#233;tait pas &#224; l'origine destin&#233; &#224; conf&#233;rer un pouvoir aussi exhorbitant : si le titulaire d'un brevet sur un traitement dispose bien d'un monopole et peut ainsi restreindre l'acc&#232;s &#224; son bien et le monnayer, ce droit de &#171; propri&#233;t&#233; &#187; est s&#233;v&#232;rement limit&#233; par le droit. La propri&#233;t&#233; intellectuelle n'a ainsi rien de commun avec la propri&#233;t&#233; physique, celle sur une voiture ou une maison. Elle dessine un r&#233;gime &#233;quilibr&#233; entre le contr&#244;le accord&#233; &#224; l'inventeur et la plus grande circulation possible de son invention [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='Florent Latrive, Du bon usage de la piraterie, Exils, 2004. Voir le (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]. Elle trace une fronti&#232;re entre la propri&#233;t&#233; et le bien commun afin d'assurer une balance entre les int&#233;r&#234;ts particuliers de l'inventeur et l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, balance &#233;minemment cruciale dans le domaine du m&#233;dicament et de la sant&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Afin de r&#233;aliser cet &#233;qulilibre, le brevet a &#233;t&#233; born&#233; et assorti de nombreuses limites. Limite dans le temps, tout d'abord : vingt ans apr&#232;s son attribution, il entre dans le domaine public et tout un chacun peut se saisir de l'invention pour la reproduire &#224; loisir, et &#224; moindre co&#251;t. Limite g&#233;ographique, ensuite : l'Inde ne reconna&#238;t les brevets sur les m&#233;dicaments que depuis janvier 2005 et a laiss&#233; prosp&#233;rer une industrie de la copie de mol&#233;cules g&#233;n&#233;riques pendant plusieurs dizaines d'ann&#233;es. Limite &#171; &#233;thique &#187;, enfin : la plupart des l&#233;gislations sur la propri&#233;t&#233; intellectuelle autorisent les &#201;tats &#224; &#233;dicter &#224; tout instant une licence obligatoire sur un brevet ; autrement dit, &#224; l'ignorer en cas d'urgence sanitaire. C'est ainsi que les &#201;tats-Unis euxm&#234;mes ont menac&#233; la firme Bayer d'une licence obligatoire sur la ciprofloxacine pendant la crise de la maladie du charbon, afin de forcer le labo allemand &#224; baisser ses prix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;l&#233;ment indispensable &#224; un r&#233;gime de sant&#233; publique mondiale juste, l'&#233;quilibre entre les dimensions de &#171; propri&#233;t&#233; &#187; et de &#171; bien commun &#187; du m&#233;dicament a &#233;t&#233; rompu ces derni&#232;res ann&#233;es et une conception extr&#233;miste de la propri&#233;t&#233; intellectuelle a fini par s'imposer dans les n&#233;gociations internationales. Sign&#233; dans le cadre de l'OMC en 1994 notamment sous l'influence des multinationales pharmaceutiques, l'Accord sur les Aspects de droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle li&#233;s au commerce (Adpic) a ainsi mondialis&#233; les brevets sur les m&#233;dicaments : &#224; terme, tous les pays sont tenus de s'y plier, ind&#233;pendamment de leurs besoins propres et de leur niveau de d&#233;veloppement. Un nombre croissant d'accords bilat&#233;raux ou r&#233;gionaux de libre&#233;change ont encore durci ces contraintes : des obligations juridiques suppl&#233;mentaires y allongent la dur&#233;e du brevet audel&#224; de 20 ans et les possiblit&#233;s de recours &#224; des licences obligatoires deviennent pour certains pays pauvres encore plus rigides que pour les nations d&#233;velopp&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les d&#233;rives du syst&#232;me international des brevets dans le domaine des m&#233;dicaments sont d&#233;sormais porteuses d'in&#233;galit&#233;s NordSud toujours plus b&#233;antes. Elles sont responsables d'une orientation de la recherche et d&#233;veloppement en d&#233;calage avec les besoins sanitaires, en particulier des pays pauvres. Et provoquent un dysfonctionnement criant dans l'acc&#232;s aux soins, avec le rench&#233;rissement des prix des traitements. Comment r&#233;former le financement de la R&amp;D dans le domaine de la sant&#233; et amender la l&#233;gislation internationale sur la propri&#233;t&#233; intellectuelle pour parvenir &#224; un r&#233;gime juste et solidaire dans ce domaine ? C'est aujourd'hui l'enjeu d'une question &#224; 45 milliards de dollars, soit le montant d&#233;pens&#233; chaque ann&#233;e par l'industrie pharmaceutique en R&amp;D. Et c'est l'objet des r&#233;flexions et propositions d'un nombre croissant de chercheurs, d'ONG et de citoyens, du Sud comme du Nord.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Voir le site de Sanofi, &lt;a href=&quot;http://www.sanofi.com/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.sanofi.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Infection parasitaire responsable de millions de morts en Inde et en Afrique de l'Est. Les rares traitements disponibles comportent de lourds effets secondaires ou sont vendus &#224; des sommes astronomiques. Voir la page consacr&#233;e au Kala Azar sur &lt;a href=&quot;http://www.dndi.org/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.dndi.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] William Clinton, &#171; AIDS is not a Death Sentence &#187;, The New York Times, 1er d&#233;cembre 2002&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] JeanPaul Moatti, &#171; M&#233;dicaments et pays en d&#233;veloppement : en finir avec l'hypocrisie ! &#187;, La Recherche, f&#233;vrier 2004&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] Peter Landsbury, &#171; An innovative drug industry ? Well, no. &#187; The Washington Post, 16 novembre 2003&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] Florent Latrive, Du bon usage de la piraterie, Exils, 2004. Voir le chapitre 1, &#171; Qu'est ce qu'un pirate ? &#187;. &lt;a href=&quot;http://www.freescape.eu.org/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.freescape.eu.org/&lt;/a&gt; piraterie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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